Le 7 octobre 1916, à 4h00 de l'après midi ...

Je suis mort pour la France ... A ma petite Lucette, j'avais dit:" il faut que tu sois bien sage avec maman, et papa reviendra"...

vendredi 18 avril 2008

Son bataillon ...

Sur la tombe de ses parents où se trouve sa photo, on peut y lire que Georges Emile Luche était 19ème B. Chasseurs ... ce qui ne signifiait rien pour moi.

C'est quoi être dans le 19ème B. Chasseurs ... quel est ce bataillon ....?

L'histoire de ce bataillon ...

"En avant toujours, repos ailleurs" (leur devise)

Le 19e bataillon de chasseurs à pied est une unité d'infanterie légère, de l'Armée française, crée en 1853.

En 1914, le 19e bataillon de chasseurs à pied est en garnison à Verdun (6ème région militaire). Il forme, en janvier 1913, le 4ème groupe de chasseurs cyclistes et un bataillon de réserve, le 59ème Bataillon de chasseurs à pieds, à la mobilisation.

Il fait tout d'abord parti de la 42ème Division d'Infanterie d'août 1914 à juin 1915. Le 19e est ensuite rattaché à la 127ème Division d'Infanterie de juin 1915 à janvier 1917, puis à la 166 ème de janvier 1917 à novembre 1918, mais cette partie, George Emile ne la connaîtra pas.

Il fut l'unité de chasseurs à pied, qui subit le plus de pertes pendant la guerre (7 fois reconstitué), soit pour une unité avec un effectif nominal de 1700 hommes :

  • officiers : 68 tués, 15 disparus et 174 blessés.
  • sous-officiers et chasseurs : 563 tués, 988 disparus et 4528 blessés.

Les batailles que racontent mon arrière grand père font parties de celles là celles là ....

1914

  • Du 31 juillet au 14 août 1914, concentration vers Fresnes-en- Woëvre, puis couverture vers Sponville et Mouaville et organisation défensive de la région Herbeuville.
  • les Éparges. : le 6 août, combat de Labry.
  • du 14 au 21 août 1914 : mouvement vers la région de Ville-en-Woëvre, puis vers celle de Buzy.
  • du 21 au 25 août 1914 : offensive par Gondrecourt, jusqu'au-delà de la Crusnes.
  • Bataille des Ardennes (1914) :
  • Le 22 août, combats vers Pierrepont et Bazailles
  • le 24 août, combat vers Nouillonpont.
  • 25-29 août 1914 – Repli, par Azannes et Béthelinville, sur la région de Cheppy.
  • 29 août-6 septembre 1914 – Transport par voie ferrée de la région de Verdun, dans celle de la  Neuvillette ; puis mouvement vers Sault-Saint-Rémy et l'Ecaille.
  • À partir du 1er septembre, repli, par Bétheny et Ay, jusque vers Villeneuve-lès-Charleville.
  • Première Bataille de la Marne:
  • Du 6 au 10, bataille des marais de Saint Gond : Combats vers Villeneuve-lès-Charleville, Soizic-aux- Bois, Talus-Saint-Prix et Corfélix
  • 9 septembre, mouvement de rocade vers Connantre et combats dans cette région.
  • À partir du 10, poursuite, par Germinon et Juvigny, jusque dans la région d'Auberive-sur-Suippe.
  • Du 14 au 22 septembre 1914 : Combats devant Auberive-sur-Suippe
  • À partir du 17 septembre, vers Prosnes et la ferme des Marquises.
  • 22 septembre-17 octobre 1914 – Mouvement de rocade.
  • À partir du 24 septembre, combats vers le fort de la Pompelle et la ferme d'Alger ; puis, stabilisation et occupation d'un secteur vers Sillery et le nord de Saint-Léonard, déplacé à gauche
  • 7 octobre, vers le fort de la Pompelle et les abords est de Reims.
  • 17-21 octobre 1914 – Retrait du front et transport par V.F., de la région d'Epernay, dans celle de Dunkerque.
  • 21 octobre-9 décembre 1914 – Mouvement, par Furnes, vers la région de Nieuport.
  • À partir du 23 octobre, engagée dans la bataille de l'Yser.
  • 30 octobre, dans la btalle d'Ypres:
    • Combats vers Lombartryde, Nieuport, Ramscapelle, Perwyze et Dixmude
    • 3 novembre, mouvement de rocade ; combats vers Woumen et Clercken
    • 6 novembre, nouveau mouvement de rocade ; combats vers Bixschoote et Kortekeer Cabaret
    • À partir du 15 novembre, occupation d'un secteur vers Kortekeer Cabaret et la maison du Passeur.
    • du 9 au 30 décembre 1914 – Occupation d'un nouveau secteur vers le château d'Herenthage et Verbranden-Molen : violents combats vers la cote 60.
    • 14 décembre, attaques françaises sur la cote 60 et sur la ferme Grœnenbourg.
    • 25 décembre, secteur déplacé, à droite, vers Zwarteleen et le canal d'Ypres à la Lys.
    • 30 décembre 1914 au 11 janvier 1915 : retrait du front et transport par voie ferrée, de la région de Cassel, dans celle d'Amiens. Repos vers Guyencourt.

1915

  • 11 au 17 janvier 1915 : Transport par voie ferrée vers la Neuville-aux-Bois
  • A partir du 15 janvier, transport par voie ferrée et par camions vers le front.
  • Du 17 janvier à juin 1915 : Occupation d'un secteur vers le Four de Paris et Bagatelles (guerre des  mines) : violentes actions locales répétées.
  • 15 juin 1915 – Constitué le 15 juin 1915, dans la région de Génicourt-sur-Meuse.
  • 15 juin – 5 août 1915. – Occupation d'un secteur vers Seuzey et Vaux-lès-Palameix.
  • 5 août – 2 septembre 1915. – Retrait du front et repos vers Rosnes.
  • 2– 20 septembre 1915. – Mouvement par étapes vers la région de Cheppes ; repos et instruction.
  • 20 septembre– 4 octobre 1915. – Mouvement vers le camp de Noblette.
  • À partir du 25 septembre, engagée dans la Deuxième Bataille de Champagne: Combats dans la région butte de Souain, ferme Navarrin. Puis occupation du terrain conquis, à l'est de la route de Souain à Somme-Py.
  • 4 – 27 octobre 1915 – Retrait du front ; tenu prêt à intervenir
  • 4 - 8 octobre: mouvement vers le camp de la Noblette ; repos.

1916

  • 27 octobre 1915 – 3 juin 1916. – Occupation d'un secteur vers la butte de Souain et le nord de la ferme des Wacques :
  • Le 27 février 1916, attaque allemande.
  • Le 14 avril, extension du front, à gauche, au nord-est de Saint Hilaire Le Grand.
  • Le 19 mai, attaque allemande par gaz.
  • Le 1er juin, nouvelle extension du front, à gauche, jusque vers l'Epine de Védegrange.
  • 3–22 juin 1916 – Retrait du front, transport par camions dans la région de Vadenay ; repos
  • À partir du 15 juin, transport par camions dans la région de Vaubecourt; repos.
  • 22 juin–6 juillet 1916. – Transport par camions à Verdun.
  • À partir du 24 juin, engagé dans la bataille de Verdun, vers le bois Fumin et le sud de Damloup
  • Le 3 juillet, attaque allemande sur la batterie de Damloup : le 4, contre-attaque française.
  • 6–22 juillet 1916. – Retrait du front, transport par camions dans la région de Bar-le-Duc.
  • A partir du 17 juillet, transport par VF. dans la région de Fère en Tardenois, puis mouvement vers Soissons.
  • 22 juillet–26 août 1916. – Occupation d'un secteur vers Pernant et Soissons.
  • 26 août–16 septembre 1916. – Retrait du front, repos et instruction vers Fère-en- Tardenois.
  • À partir du 6 septembre, transport par VF. dans la région d'Amiens ; repos et instruction.
  • 16 septembre – 3 octobre 1916. – Mouvement vers le front. Engagé dans la bataille de la Somme, vers Bouchavesnes et la ferme de Bois l'Abbé.
  • Les 20 et 22 septembre, attaques allemandes.
  • Les 25, 26 et 27 septembre, attaques françaises
  • 3–18 octobre 1916. – Retrait du front (éléments maintenus en secteur jusqu'au 8 octobre) ; transport par camions dans la région de Méricourt sur Somme ; repos.

Il sera éternel pour Georges Emile qui n'ira pas plus loin que ce chemin qui menait de Bouchavesnes au village de Moislains, non loin de la ferme de Bois l'Abbé.

Leur refrain ...

Comme tous les bataillons de chasseurs à pied le 19 ème a un refrain : Trou du cul, trou du cul, plein de poils sales. Trou du cul, trou du cul poilu. Ce refrain, un peu paillard semble avoir été composé lors de la campagne de Crimée, il refléterait les très mauvaises conditions d'hygiène des troupes qui y furent engagées. En 1929, charles de Gaulle, alors qu'il dirige le bataillon, tente d'imposer une version plus édulcorée : "Le beau dix, le beau dix-neuvième. N'est pas, n'est pas le dernier.", mais le refrain original gardera toujours la faveur de la troupe et restera en usage, jusqu'à la dissolution de l'unité.

Et bien, joli refrain que voilà ...!

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samedi 19 avril 2008

L'Armée, en résumé ...

Grandes unités

Armée - Corps d'Armées - Divisions d'Infanterie

Corps de troupes

Régiments d'Infanterie (173) - Bataillons (31) :chasseurs à pied, alpins, et groupes cyclistes, ...)

                        

Théodule Luche se trouvait donc dans un Régiment d'Infanterie et son frère, Georges Emile Luche, se trouvait dans un Bataillon, au sein des Corps de troupes.

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Dans un bataillon ...

Dans un bataillon se trouvaient en général des hommes de petites tailles, très vifs et excellents tireurs. il est vrai que Georges Emile ne paraissait pas très grand sur les photographies.

Les Chasseurs agissaient en tirailleurs à l'avant de l'Infanterie, en profitant des accidents de terrain. Ils étaient donc toujours en avant. Il exsistait 31 bataillons de Chasseurs en août 1914.

Chaque division (d'Infanterie, voir au dessus), disposait d'un bataillon.

Ils étaient célèbres pour leurs cors de chasse, leur pas de course et leur couleur "bleu joncquille".

Le 19ème Bataillon était avec la 42 ème Division d'infanterie, la 83ème Brigade d'Infanterie, le 6 ème corps de l'Armée. Puis, elle changea de Division enjuin 1915 et se retrouva avec la 127 Division jusqu'en janvier 1917. Leur casernement aura été à Verdun dès le début de la guerre.

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Un bataillon de chasseurs ...

Il y avait au début de la Grande Guerre, 31 Bataillons de Chasseurs.

Le bataillon de Chasseurs comprend 6 compagnies de 250 hommes, 1 section hors-rang, 1 section de mitrailleuses. Il y avait donc un effectif de 30 officiers et de 1700 hommes.

Le bataillon:  est commandé par 1 chef de bataillon (commandant).

Chaque compagnie:  est commandée par 1 capitaine. Son effectif: le capitaine, 3 lieutenants, 1 sous-lieutenant ou adjudant-chef, 1 adjudant, 1 sergent major, 1 sergent-fourrier, 8 sergents, 1 caporal-fourrier, 16 caporaux, 2 tambours, 2 clairons, 1 infirmier, 4 brancardiers, 1 tailleur, 1 cordonnier, 1 cycliste, 3 conducteurs et 210 soldats. Elle est divisée en 4 sections.

La section:  commandée par 1 lieutenant (ou 1 sous-lieutenant, ou adjudant). Se décompose en 2 demi-section ou 4 escouades (environ 65 fusils).

L'escouade:  15 soldats groupés sous le commandenant d'1 caporal.

Section mitrailleuse: 1 officier, 1 sergent, 4 caporaux, 24 soldats, 13 chevaux et 1 voiture.

Section hors-rang:  Artificiers, armuriers, secrétaires, ordonnances, sous-officiers d'approvisionnement, maréchaux-ferrants, bouchers, conducteurs.

Je ne sais pas dans quel compagnie de Chasseurs se trouvait Georges Emile. Je sais juste que le lieutenant de sa section était son ami: Lieutenant Galtier.

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lundi 21 avril 2008

La guerre en vélo ...!

Georges Emile Luche a donc fait parti de 3 bataillons différents durant cette première guerre mondiale.

Le tout premier, le 26ème Bataillon de Chasse (BCP), était un bataillon spécial. Il était constitué de jeunes soldats à bicyclettes.

La création des premières unités cyclistes remonte à 1899. Aux formations provisoires succèderont en 1903, cinq compagnies cyclistes, au sein des 6èmes Compagnies des 2e, 4e, 18e et 25e Bataillons de chasseurs.

C'est le 1er octobre 1913, que les groupes cyclistes sont officiellement créées, et elles sont au nombre de 10. Les soldats sont équipés de la célèbre bicyclette pliante mise au point par le lieutenant Gérard entre 1893 et 1895. Ils sont rattachés aux divisions de cavalerie et sont désignés par le numéro de la division à laquelle ils sont rattachés. Mais ils porent l'uniforme et le numéro de Bataillon de chasseurs dont ils sont issus.

Les 10 groupes:

1er Groupe (26e BCP), 2e Groupe (2e BCP), 3e Groupe (18e BCA), 4e Groupe (19e BCP), 5e Groupe (29e BCP), 6e Groupe (13e BCA), 7e Groupe (4e BCP), 8e Groupe (21e BCP), 9e Groupe (25e BCA), 10e Groupe (1er BCP).

Georges Emile faisait parti du premier groupe.

Dans les premières semaines de la guerre, les groupes jouent un rôle actif au sein de leurs divisions. A partir de 1915, les réservistes de la cavalerie remplacent progressivement une partie des chasseurs.

En juin 1916, l'effectif des bataillons est  réduit à un capitaine, 4 lieutenants et 215 chasseurs, avant d'être reporté, en 1918,  à 10 officiers et 450 chasseurs qui disposent de 6 mitrailleuses.

Voilà pourquoi Georges Emilie n'est pas resté au sein de ce bataillon.

Les derniers groupes cyclistes seront définitivement dissous le 5 mai 1929 et  remplacés par des Bataillons de Dragons Portés.

Posté par Hirondelle à 16:31 - h) Pour mieux comprendre les écrits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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